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Programme seconde

Programme de physique chimie
Rentrée 2000 : classe de seconde

Les programmes de chimie et de physique de la classe de seconde
Enseignement fondamental - Programme de chimie
Enseignement fondamental - Programme de physique

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Programme seconde

Enseignement fondamental
Programme de chimie

I. « Chimique ou naturel ? »
(4 TP, 8 heures en classe entière)

Objectifs

Cette partie commence par un questionnement des élèves en vue de mettre en évidence la richesse chimique d'un « produit » quotidien ; pour cela l'enseignant s'appuie sur ce que les élèves savent de la chimie et leur fait découvrir les activités et les outils du chimiste. Puis, grâce à des séances pratiques attrayantes, on montre que la chimie est une science expérimentale dont l'importance pour la société n'a cessé de croître au cours de l'histoire. L'ancrage sur des espèces chimiques naturelles a pour objectif de démythifier la chimie et de susciter une réflexion sur l'opposition médiatique fréquente entre chimie et nature. De nombreuses espèces chimiques présentes dans la nature sont importantes pour l'homme qui, au cours de son histoire, a cherché à les exploiter. C'est la raison d'être des approches expérimentale et historique de l'extraction. Les besoins et les impératifs économiques ont amené l'homme à ne pas se limiter aux ressources naturelles et à élaborer une chimie de synthèse. L'homme ne sait pas synthétiser toutes les espèces naturelles, qu'il n'a d'ailleurs pas toutes inventoriées, mais il sait néanmoins synthétiser des produits qui n'existent pas dans la nature.

Cette partie permet également de réinvestir les connaissances acquises dans des contextes variés : environnement quotidien, informations par les médias, connaissances antérieures de sciences physiques ou de SVT. Les espèces et les transformations chimiques rencontrées dans cette partie seront reprises, à titre d'exemples, pour illustrer les parties suivantes. Les savoir-faire expérimentaux et les comportements mis en place dans cette partie constituent le fondement d'un bon déroulement des activités ultérieures de la classe de seconde et sont mobilisables dans d'autres disciplines, mais aussi dans la vie quotidienne.

1. La chimie du monde : mise en évidence de l'ubiquité des espèces chimiques


Exemples d'activités Contenus Connaissances
et savoir-faire exigibles
« Les 5 sens du chimiste en éveil » :
Quelles sont les « substances » chimiques présentes dans un « produit » de la nature (fruit…) ou dans un « produit » manufacturé (papier…)  ?
1.1. Inventaire et classement de quelques espèces chimiques  
Quelles sont les substances naturelles dans le « produit » étudié et d'où viennent les autres ?
Inventaire et classement des « substances » (naturelles ou de synthèse) en partant de notre environnement quotidien, ou de domaines d'importance économique.

Analyse de documents sur l'industrie chimique.

1.2. Espèces chimiques naturelles et espèces chimiques synthétiques Savoir que certaines espèces chimiques proviennent de la nature et d'autres de la chimie de synthèse.


Commentaires

Cette partie n'est pas conçue pour être traitée en cours magistral, mais pour susciter des activités - le plus possible par groupes d'élèves - impliquant observation, lecture d'étiquettes, analyse de documents, classement… Ces activités peuvent amener l'élève à suggérer une expérimentation simple pour tester une hypothèse : par exemple, si le « produit » choisi est la pomme, l'élève peut dire que la pomme est acide ; il a utilisé, en classe de troisième le papier pH ; il est alors possible de tester l'acidité de la pomme. Il est également possible de tester la présence d'eau. Cette partie permet également de préparer l'élève aux activités du chimiste : extraction, séparation, analyse et synthèse.

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2. Le monde de la chimie : approches expérimentale et historique de l'extraction, de la séparation et de l'identification d'espèces chimiques

 

Exemples d’activités

Contenus

Connaissances
et savoir-faire exigibles

Activité documentaire (textes, iconographie, transparents, vidéo...) concernant les techniques d’extraction, par exemple enfleurage, entraînement à la vapeur, distillation, extraction par solvant.
Approche expérimentale qualitative du partage d’une espèce chimique entre l’eau et un solvant organique.

Á partir d’un « produit » de la nature :
- réaliser une décoction,
- présenter (ou réaliser) une hydro-distillation,
- réaliser une extraction par solvant,
- réaliser une décantation,
- présenter (ou réaliser) une filtration sous vide.
Élaboration d’un protocole d’extraction à partir d’informations sur les propriétés physiques des espèces chimiques recherchées.
Approche expérimentale de la chromatographie sur couche mince (papier ou plaque) à l’aide de mélanges colorés (encres, colorants alimentaires, extraits de végétaux…) puis application à l’identification des espèces précédemment extraites ; utiliser des techniques de révélation des espèces incolores (UV, révélateur chimique).
Présenter (ou réaliser) une chromatographie sur colonne.

2.1. Techniques d’extraction d’espèces chimiques organiques
a) Approche historique
b) Principe de l’extraction par solvant
c) Extraction d'espèces chimiques à partir d'un « produit »  de la nature : extraction par solvant ou par entraînement à la vapeur

2.2. Séparation et identification d’espèces chimiques
Caractérisation ou identification par comparaison d’une espèce chimique extraite.
a) Chromatographie
Principe de la chromatographie : phase fixe, phase mobile, révélation, interprétation, application à la séparation des espèces d’un mélange et à l’analyse.
b) Caractéristiques physiques
Tf, Teb, densité, indice de réfraction, « couleur », solubilités.

Interpréter les informations de l’étiquette d’un flacon (risques, sécurité, paramètres physiques) comme une carte d’identité de son contenu.
S’informer sur les risques et les consignes de sécurité à respecter lors des manipulations, en particulier des solvants organiques.

Reconnaître et nommer la verrerie de laboratoire employée.
Utiliser :
- une ampoule à décanter,
- un dispositif de filtration,
- un appareil de chauffage dans les conditions de sécurité.
Mettre en œuvre une technique d'extraction.
A l’aide d’un tableau de données (températures de changement d’état, solubilités, masses volumiques), à pression atmosphérique et pour une température connue :
- prévoir l’état physique d’une espèce chimique,
- choisir un solvant approprié pour faire une extraction,
- prévoir le liquide surnageant dans un système constitué de deux liquides non miscibles.
Réaliser une chromatographie sur couche mince.


Commentaires

Concernant le monde de la chimie, l'accent est mis sur la chimie organique, à travers des extractions d'espèces prises dans le monde végétal ou animal, essentiellement autour des colorants et des parfums.
Le plus souvent l'extraction conduit à un mélange d'espèces chimiques qui, en classe de seconde, ne sont pas isolées. La chromatographie permet de séparer les espèces et d'identifier l'espèce chimique recherchée par comparaison à une référence.
Dans cette partie, il s'agit d'observer et de manipuler et non d'expliquer. Les activités sont abordées sous un angle historique et expérimental. En effet à ce niveau, les outils conceptuels dont dispose un élève sortant de troisième ne permettent pas d'expliquer les concepts chimiques sous-jacents.

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3. Le monde de la chimie : la synthèse des espèces chimiques au laboratoire et dans l'industrie


Exemples d’activités

Contenus

Connaissances
et savoir-faire exigibles

Synthèse (ou hémisynthèse) d’une ou plusieurs espèces chimiques, mettant en jeu des techniques simples, telles que chauffage à reflux, filtration, séparation.
Synthétiser une espèce existant dans la nature et, si possible, susceptible d’être extraite.
Vérifier à l’aide des acquis expérimentaux antérieurs, qu’une espèce chimique de synthèse est identique à la même espèce chimique contenue dans un extrait naturel.
3.1 Nécessité de la chimie de synthèse.
Quelques exemples de synthèse dans la chimie lourde et dans la chimie fine (à haute valeur ajoutée) à partir des matières premières de la nature et en fonction des besoins des consommateurs.
3.2. Synthèse d'une espèce chimique
3.3
. Caractérisation d’une espèce chimique synthétique et comparaison avec un extrait naturel comportant la même espèce chimique que l’espèce synthétisée.
Suivre un protocole de synthèse en respectant les consignes (sécurité, protection de l’environnement).
Proposer une méthode expéri-mentale pour comparer deux espèces chimiques.
Interpréter, discuter et présenter les résultats d’une analyse comparative.


Commentaires

Les exemples de synthèse présentés ou réalisés sont pris en chimie organique, par exemple synthèse d'un polymère, d'un médicament, d'un colorant, d'un arôme, d'un savon.
L'important dans cette partie est de montrer que l'on peut synthétiser une espèce chimique identique à une espèce naturelle. Toutefois l'étude d'espèces tirées du monde minéral pourra être développée dans l'enseignement thématique.
L'ensemble de cette partie est fondé sur l'approche expérimentale permettant à l'élève de s'approprier les techniques de base d'un laboratoire de chimie. Dans le cas des synthèses impliquant un chauffage à reflux, l'enseignant présente la nécessité et le fonctionnement d'un montage à reflux (à eau comme à air).
L'enseignant adopte une écriture simplifiée des réactions chimiques pour les transformations décrites, en se limitant aux appellations ou aux formules brutes des espèces chimiques indiquées sur les étiquettes des emballages. Il ne fait pas appel à une écriture détaillée qui sera abordée ultérieurement dans la troisième partie du programme.
Les connaissances et savoir-faire exigibles dans cette première partie sont à considérer comme des acquis en fin de classe de seconde ; ils seront donc travaillés toute l'année.

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II. Constitution de la matière
(4 TP, 8 heures en classe entière)

Objectifs

Cette deuxième partie donne une description microscopique de la matière à l'aide de modèles simples pour la constitution des atomes, des ions et des molécules et introduit le concept d'élément et de sa conservation au cours d'une transformation chimique.
L'enseignant sensibilise l'élève à la notion de modèle et à ses limites : modèle de l'atome, modèle du cortège électronique pour l'atome et modèle de Lewis de la liaison covalente pour les molécules. Les modèles mis en place permettent de rendre compte de la formule et de la géométrie des molécules (et éventuellement de les prévoir). Dans une molécule la disposition relative des atomes est interprétée comme résultant de la minimisation des interactions répulsives entre paires d'électrons autour d'un atome central.
Par une démarche historique et l'utilisation de logiciels l'enseignant explore avec les élèves la classification périodique des éléments, donnant ainsi l'occasion à l'élève de mener une démarche documentaire avec différents outils et différents objectifs.
La notion de famille chimique est introduite à partir de la classification périodique. La progression proposée place la classification périodique après les édifices chimiques, ce qui permet de réinvestir les connaissances acquises sur les molécules et de suggérer des analogies par familles.

1. Des modèles simples de description de l'atome


Exemples d’activités

Contenus

Connaissances
et savoir-faire exigibles

Qu’est-ce qui se conserve au cours d’une transformation ?
Approche expérimentale de la conservation (par exemple du cuivre, du carbone ou du soufre, sous forme atomique ou ionique) au cours d’une succession de transformations chimiques.
Cycle naturel du carbone, de l’azote…
Le nombre d’éléments chimiques contenus dans l’univers est-il illimité ?
Activité documentaire sur les éléments chimiques : abondance relative, dans l’univers, dans le soleil, dans la terre, dans un homme, un végétal.

1.1. Un modèle de l’atome

Noyau (protons et neutrons), électrons :
Nombre de charge et numéro atomique Z.
Nombre de nucléons A.
Charge électrique élémentaire, charges des constituants de l’atome.
Electroneutralité de l’atome

Masse :
Masses des constituants de l’atome.
Masse approchée d’un atome et de son noyau, considérée comme la somme des masses de ses constituants.

Dimension :
Ordre de grandeur du rapport des dimensions respectives de l’atome et de son noyau.

1.2. L’élément chimique

Définition des isotopes.
Définition des ions monoatomiques
Caractérisation de l’élément par son numéro atomique et son symbole.
Conservation de l’élément au cours des transformations chimiques.

1.3. Un modèle du cortège électronique

Répartition des électrons en différentes couches, appelées K, L, M.
Répartition des électrons pour les éléments de Z compris entre 1 et 18.

Connaître la constitution d’un atome.

Connaître et utiliser le symbole .

Savoir que l’atome est électriquement neutre.

Savoir que la masse de l’atome est essentiellement concentrée dans son noyau.

Évaluer la masse d’un atome, en faisant la somme de celles de ses protons et de ses neutrons.

Connaître la définition de isotopes.
Connaître le symbole de quelques éléments.
Savoir que le numéro atomique caractérise l’élément.
Interpréter une suite de transformations chimiques en terme de conservation d’un élément.
Distinguer les électrons associés aux couches internes de ceux de la couche externe. Dénombrer les électrons de la couche externe.


Commentaires

L'enseignant porte une attention particulière au vocabulaire employé et à sa définition, en particulier espèce chimique dans le cadre d'une description macroscopique et entité chimique dans le cadre d'une description microscopique de la matière.
est le symbole d'un noyau de numéro atomique Z et de nombre de nucléons A (par souci de ne pas multiplier les termes, celui de nucléide, comme celui de nombre de masse, ne sont pas utilisés).
Il peut être intéressant de faire appel à l'expérience historique de Rutherford, en introduction ou en application du modèle de l'atome et de sa structure lacunaire.
En utilisant les puissances de dix et les proportions, il est judicieux de faire des changements d'échelle illustrant l'ordre de grandeur des rayons du noyau et de l'atome (mettant en évidence la structure lacunaire de la matière) et de comparer les masses volumiques des noyaux et des atomes (en lien avec le programme de physique : de l'atome aux galaxies).
Dans l'approche expérimentale de la conservation, l'objectif est de sensibiliser l'élève au fait que lors d'une transformation, il y a conservation de l'élément. Il paraît souhaitable que cette activité expérimentale ait lieu avant le cours et que l'élève découvre, à travers l'expérience, la conservation des différents éléments impliqués lors d'une succession de transformations chimiques. Les transformations au cours desquelles les éléments ne sont pas conservés (réactions nucléaires) peuvent être évoquées (par exemple : réactions nucléaires dans le Soleil et les étoiles, celles vues en S.V.T).
L'énergie est absente du programme de seconde. En conséquence tout vocabulaire ayant une connotation énergétique est évité. Toutefois l'enseignant peut signaler que dans l'atome les électrons ne sont pas tous également liés. Il insiste sur le nombre d'électrons de la couche externe de l'atome, qui détermine la construction des édifices chimiques. Le modèle des cases quantiques ou un modèle analogue n'est pas utilisé, de même que les représentations de Lewis des atomes avec les électrons associés en doublets. Ceci n'induit pas de représentations erronées de la répartition spatiale et de l'énergie des électrons autour d'un atome.

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2. De l'atome aux édifices chimiques


Exemples d’activités

Contenus

Connaissances
et savoir-faire exigibles

Écriture des formules développées, semi-développées et brutes.
Utilisation des modèles moléculaires ou des logiciels* de visualisation moléculaire, pour illustrer la structure atomique des petites molécules. Représentation de Cram des molécules modélisées.

Illustration de la notion d’isomérie sur des exemples simples.

Utilisation de logiciels* pour visualiser quelques modèles de molécules vues en première partie et dans le programme de SVT.

2.1. Les règles du « duet » et de l’octet

a) Enoncé des règles de stabilité des atomes de gaz nobles (ou « rares »), inertie chimique.
b) Application aux ions mono-atomiques stables.
c) Application aux molécules à l’aide du modèle de Lewis de la liaison covalente.
Représentation de Lewis de quelques molécules.
Dénombrement des doublets d’électrons liants et non liants.
Notion d’isomérie.

2.2. La géométrie de quelques molécules simples.
Disposition relative des doublets d’électrons en fonction de leur nombre.
Application à des molécules ne présentant que des liaisons simples.
Représentation de Cram.

Connaître les règles du « duet » et de l’octet et savoir les appliquer pour rendre compte des charges des ions monoatomiques existants dans la nature.

Donner la représentation de Lewis de quelques molécules simples : H2, Cl2, HCl, CH4, NH3, H2O, C2H6, O2, N2, C2H4, CO2.

Représenter des formules développées et semi-développées compatibles avec les règles du « duet » et de l’octet de quelques molécules simples, telles que C4H10 , C2H6O, C2H7N.
Rendre compte de la géométrie des molécules : CH4, NH3, H2O, en se basant sur la répulsion électronique des doublets liants et non liants.

Les activités pouvant mettre en jeu les technologies de l'information et de la communication sont repérées par un astérisque.


Commentaires

Mis à part les gaz nobles (ou gaz « rares »), les atomes ne restent pas isolés sur Terre. Ils s'assemblent pour donner des molécules. Ils peuvent aussi gagner ou perdre des électrons pour donner des ions. En l'absence de critères énergétiques, l'enseignant se limite à l'énoncé et à l'application de « règles », en l'occurrence, celles du « duet « et de l'octet.
L'enseignant fait la distinction entre les électrons engagés dans les liaisons covalentes (doublets liants) et les électrons non engagés dans ces liaisons (doublets non liants). Les représentations de Lewis des molécules présentent les doublets liants et non liants sous forme de tirets. Les entités n'obéissant pas à la règle de l'octet, comme certains oxydes d'azote par exemple, ne sont pas traitées. Elles peuvent cependant être évoquées pour sensibiliser les élèves aux limites d'un modèle (modèle de Lewis en l'occurrence). Pour établir la représentation d'une molécule, on procède par exploration systématique : les électrons des couches externes des atomes présents dans la molécule sont dénombrés, puis associés en doublets ; les doublets sont ensuite répartis entre les atomes (doublets liants) ou autour des atomes (doublets non liants) de façon à satisfaire les règles du « duet » et de l'octet. Les élèves explorent donc plusieurs représentations de Lewis dont ils ne conservent que celles obéissant aux règles.
Les liaisons multiples et la notion d'isomérie émergent alors naturellement (à une seule formule brute peuvent correspondre plusieurs formules développées).
L'enseignant veille à contextualiser les molécules étudiées, par exemple en spécifiant que le méthane est le gaz naturel. L'objectif est de rattacher les structures à des réalités chimiques.
La géométrie de molécules simples contenant des atomes de C, H, O, N, est expliquée à l'aide de la répulsion des doublets liants et non liants qui entourent l'atome central. La méthode VSEPR n'est ni nommée, ni développée.
L'enseignant précise les conventions de la représentation de Cram :

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3. La classification périodique des éléments


Exemples d’activités

Contenus

Connaissances et savoir-faire exigibles

Comment Mendeleïev a t-il procédé pour établir sa classification ?
Activité documentaire et utilisation de multimédias* sur la classification périodique : histoire de la découverte de quelques éléments, étude de la démarche de Mendeleïev à partir de la réactivité chimique.

Comment évoluent les rayons atomiques dans le tableau ?
À l’aide de balles et ballons utilisés dans différents sports, comparer les volumes relatifs des atomes.

3.1. Classification périodique des éléments.
La démarche de Mendeleiev pour établir sa classification ; son génie, ses erreurs.
Les critères actuels de la classification :
Z et les électrons de la couche externe.

3.2. Utilisation de la classification périodique.
Familles chimiques.
Formules des molécules usuelles et charges des ions monoatomiques ; généralisation à des éléments de Z plus élevés.

En utilisant la classification périodique, retrouver la charge des ions monoatomiques et le nombre de liaisons que peuvent établir les éléments de chacune des familles de la colonne du carbone, de l’azote, de l’oxygène et du fluor.

Localiser, dans la classification périodique, les familles des alcalins, des halogènes et des gaz nobles (ou « rares »).

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III. Transformations de la matière)
(4 TP, 8 heures en classe entière)

Objectifs

La troisième partie porte sur la transformation chimique d'un système. Un des objectifs spécifiques de la classe de seconde est d'établir un bilan de matière ; pour ce faire, à la transformation chimique d'un système est associée une réaction chimique qui rend compte macroscopiquement de l'évolution du système et qui donne lieu à une écriture symbolique appelée équation. Lorsqu'ultérieurement la cinétique d'évolution du système sera abordée, il sera nécessaire de mettre en place un modèle plus élaboré faisant intervenir des intermédiaires réactionnels et les équations correspondantes. Le modèle et ses limites restent donc au cœur de cette partie.
L'étude de la transformation chimique d'un système commence par la mise en place d'outils de description macroscopique du système impliquant la définition de la mole.
L'enseignant fait bien la distinction entre la transformation subie par le système et la réaction chimique qui modélise cette transformation. Aussi souvent que possible, les manipulations servent de support introductif à cette approche pour essayer de remédier aux difficultés actuelles rencontrées par les élèves.
Il s'agit ensuite, en s'aidant d'un outil - un tableau descriptif du système au cours de la transformation - d'analyser cette transformation, en introduisant la notion d'avancement, et d'établir un bilan de matière. L'élève doit être capable d'écrire les nombres stœchiométriques de l'équation en respectant les lois de conservation des éléments et des charges et de comprendre qu'une transformation chimique ne nécessite pas que les réactifs soient dans des proportions particulières dans l'état initial.
Les élèves seront formés à l'utilisation d'un vocabulaire précis et à l'appropriation d'outils commodes pour décrire et analyser une transformation, selon une progression en difficultés croissantes utilisant l'avancement.
L'élaboration que l'enseignant fait avec l'élève de ce bilan de matière est essentielle pour la validation du modèle proposé. Toutefois aucune compétence n'est exigible sur ce bilan de matière. L'ensemble de cette présentation sera reprise au début de l'enseignement de la chimie en classe de première scientifique.
Des illustrations expérimentales sont utilisées pour s'approprier le concept de transformation chimique (état initial et état final) et permettent de vérifier la validité d'un modèle proposé de réaction chimique pour rendre compte de l'évolution d'un système subissant une transformation chimique.

1. Outils de description d'un système


Exemples d’activités

Contenus

Connaissances et
savoir-faire exigibles

Comment peut-on mesurer une quantité de matière ?
Prélèvement d’une même quantité de matière (en mol) pour différentes espèces chimiques.

Opérations expérimentales de dissolution d’espèces moléculaires (sucres, diiode (en raison de sa couleur), alcool…) et opérations de dilution de solutions.

Opérations expérimentales de dilution de solutions courantes (colorants, sulfate de cuivre…).

Mise en œuvre ou élaboration d’un protocole de dissolution ou de dilution.

Réalisation d’échelles de teintes et applications (par exemple avec le diiode).

1.1. De l’échelle microscopique à l’échelle macroscopique : la mole
Unité de la quantité de matière : la mole.
Constante d'Avogadro, NA
Masse molaire « atomique » : M (g.mol-1).
Masse molaire moléculaire.
Volume molaire Vm (L.mol-1) à T et P.

1.2. Concentration molaire des espèces moléculaires en solution.
Notions de solvant, soluté, solution et solution aqueuse.
Dissolution d’une espèce moléculaire.
Concentration molaire d’une espèce dissoute en solution non saturée.

Dilution d’une solution.

Calculer une masse molaire moléculaire à partir des masses molaires atomiques.

Déterminer une quantité de matière (exprimée en mol) connaissant la masse d’un solide ou le volume d’un liquide ou d’un gaz.

Prélever une quantité de matière d’une espèce chimique donnée en utilisant une balance, une éprouvette graduée ou une burette graduée.

Savoir qu'une solution peut contenir des molécules ou des ions.
Réaliser la dissolution d’une espèce moléculaire.
Réaliser la dilution d’une solution
.

Utiliser une balance et la verrerie de base qui permet de préparer une solution de concentration donnée (pipette graduée ou jaugée, poire à pipeter, burette, fiole jaugée).

Connaître l’expression de la concentration molaire d’une espèce moléculaire dissoute et savoir l’utiliser.


Commentaires

Les paramètres nécessaires à la description du système sont : la pression P, la température T (en lien avec le programme de physique), la nature des espèces chimiques présentes, leur état (solide, s, liquide, l, gazeux, g, solution, le plus souvent aqueuse, aq ) et leurs quantités respectives. Pour cette description, on effectue le passage de l'échelle microscopique à l'échelle macroscopique en définissant l'unité de quantité de matière (la mole) et la concentration molaire en solution, en se limitant aux espèces moléculaires.
La constante d'Avogadro permet de faire un changement d'échelle : passage du niveau microscopique (atome, molécule ou ion : m 10-26 kg) à un niveau macroscopique (la mole d'atomes, de molécules ou d'ions dont la masse avoisine quelques g ou dizaines de g). Une évaluation de la constante d'Avogadro permet de mieux s'approprier la définition de la mole.
À ce stade de l'enseignement de la chimie, il est précisé que le volume molaire (Vm) est fonction des conditions de température T et de pression P. Dans le cas des gaz, il est introduit en physique dans le modèle du gaz parfait.
L'emploi des guillemets dans masse molaire « atomique » a pour objectif de mettre en évidence qu'il s'agit en réalité de la masse d'une mole d'atomes à l'état naturel (ce qui revient à considérer les abondances isotopiques naturelles).
Seules les espèces moléculaires sont utilisées pour illustrer l'opération de dissolution en vue de l'obtention d'une solution de concentration donnée (on considère que le diiode en solution est une espèce moléculaire, autrement dit la présence des ions I-3 n'est pas mentionnée. Attention ! les cristaux de diiode sont toxiques. Il est donc conseillé de diluer une solution déjà préparée). Ce n'est qu'au début de la classe de premières que la réaction de dissolution des espèces ioniques sera écrite et qu'il pourra être exigé de calculer les concentrations molaires des ions. Néanmoins, en classe de seconde, on peut présenter des expériences dans lesquelles les solutions résultent de la dissolution de solides ioniques. On donne alors les concentrations (colorants ou sulfate de cuivre, par exemple) et ces solutions ne peuvent donner lieu qu'à des opérations de dilution.

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2. Transformation chimique d'un système


Exemples d’activités

Contenus

Connaissances et savoir-faire exigibles

Comment décrire le système chimique et son évolution ?
A l’aide d’expériences simples à analyser, et sur la base des hypothèses formulées par les élèves, caractérisation des espèces chimiques présentes dans l’état initial (avant transformation du système) et des espèces chimiques formées :
- lame de cuivre dans solution de nitrate d’argent,
- poudre de fer dans solution de sulfate de cuivre,
- combustions du carbone, d’alcanes ou d’alcools dans l’air ou le dioxygène,
- réaction du sodium et du dichlore,
- réactions de synthèse vues dans la première partie,
- précipitation de l’hydroxyde de cuivre…

 

Mise en évidence expérimentale de l’influence des quantités de matière des réactifs sur l’avancement maximal et vérification expérimentale de la validité d’un modèle proposé de réaction chimique pour décrire l’évolution d’un système chimique subissant une transformation : acide éthanoïque sur l’hydrogénocarbonate de sodium.

2.1. Modélisation de la transformation : réaction chimique
Exemples de transformations chimiques.
État initial et état final d’un système.
Réaction chimique.
Écriture symbolique de la réaction chimique : équation.
Réactifs et produits.
Ajustement des nombres stœchiométriques.

2.2. Bilan de matière
Initiation à l’avancement.
Expression des quantités de matière (en mol) des réactifs et des produits au cours de la transformation.
Réactif limitant et avancement maximal
Bilan matière.
Cette progression dans les contenus est accompagnée par la construction d’un tableau descriptif de l’évolution du système au cours de la transformation.

Décrire un système.

Écrire l’équation de la réaction chimique avec les nombres stœchiométriques corrects.


Commentaires

La réaction chimique donne lieu à une écriture symbolique appelée équation. L'enseignant insiste sur le fait que la conservation des éléments et des charges au cours de la transformation chimique d'un système se traduit par l'ajustement des nombres stœchiométriques dans l'équation (il justifie que l'on dise conservation des éléments et non plus comme en classe de 4e conservation des atomes).
Dans cette équation, les réactifs sont les espèces chimiques écrites dans le membre de gauche et les produits sont les espèces chimiques écrites dans le membre de droite.
Si on prend l'exemple de la synthèse de l'eau dans les conditions ambiantes (1 bar, 25°C), on peut réaliser le bilan de matière, en considérant que la formation de 2 moles d'eau s'accompagne de la consommation de 2 moles de dihydrogène et d'une mole de dioxygène. Cette réaction chimique s'écrit de façon symbolique :

2H2 (g)+ O2 (g) ® 2H2O (l).

La réaction chimique est écrite, en classe de seconde, avec pour symbolisme la simple flèche :  ® . Outre sa cohérence avec le programme de troisième, ce symbolisme précise, de façon condensée, dans quelle direction le système évolue dans les conditions de l'expérience. La réaction ne préjuge en rien de ce qui se passe au niveau microscopique et qui est la cause de l'évolution du système. Pour définir la transformation chimique d'un système, l'enseignant choisit des exemples simples parmi ceux déjà rencontrés au collège et ceux proposés lors des synthèses développées dans la première partie.

Toujours dans le cadre du programme de seconde :
- les quantités de matière des espèces chimiques présentes dans le système au cours de la transformation chimique s'expriment à l'aide d'une grandeur (en mol, notée
x par exemple), identifiée à un avancement,
- seules sont envisagées des transformations qui s'achèvent quand l'un des réactifs, appelé réactif limitant, a disparu.
L'avancement final atteint se confond alors avec l'avancement maximal. Il existe des cas, qui seront rencontrés dans le cursus scientifique ultérieur, où l'avancement final n'est pas l'avancement maximal (estérification, dissociation des acides ou des bases faibles dans l'eau, par exemple).
Au-delà de l'utilisation de la simple flèche : 
® , l'enseignant propose aux élèves d'utiliser un tableau, considéré comme un outil, pour décrire et analyser l'évolution d'un système; il adopte une progression en difficultés croissantes : dans un premier temps l'enseignant considère des réactions dont l'équation ne présente que des nombres stœchiométriques égaux à 1 ; dans un deuxième temps, il considère des réactions dont l'équation présente au moins un nombre stœchiométrique égal à 1 ; enfin une généralisation pourra être établie avec des nombres quelconques. L'enseignant décide à quel niveau de difficultés il arrête sa progression et définit les connaissances et savoir-faire exigibles des élèves en conséquence.

Exemple de tableau en reprenant le cas de la synthèse de l'eau :


Équation          O2 (g)      +      2H2 (g)     ®        2H2O (l)

État du système

Avancement

Moles de dioxygène

Moles de dihydrogène

Moles d’eau

État initial

0

3

1

0

Au cours de la transformation

x

3 - x

1 - 2x

2x

État final

xmax

     


L'avancement maximal, xmax est obtenu en écrivant que les quantités de chaque espèce chimique sont nécessairement positives.: 2x > 0 ; 3 - x > 0 ; 1 - 2x > 0
Il est alors possible de déterminer xmax(en l'occurrence : 1/2).
Le tableau peut alors être complété.

Remarque : l'IUPAC recommande d'utiliser le signe = pour exprimer la relation stœchiométrique (qui ne présuppose pas dans quelle direction le système évolue) et donc mener une activité de calcul sur la transformation chimique considérée. En classe de seconde il est prématuré d'introduire un symbolisme supplémentaire.

Le bilan de matière peut aussi se présenter sous la forme :


Etat initial (P, T)
O2 : 3 mol
H2 : 1 mol
Transformation chimique ® Etat final (P, T)
O2 : 5/2 mol
H2O : 1 mol


Afin de traiter le bilan matière (2.2), on pourrait adopter la progression suivante (qui reviendrait à consacrer 2 TP et 2 h en classe entière) avec un exemple ayant fait l'objet d'une approche expérimentale (l'acide éthanoïque sur l'hydrogénocarbonate de sodium convient parfaitement) :
1. Approche qualitative expérimentale et observations : système, état initial, état final, caractérisation des espèces, réactif limitant.
L'enseignant fait soigneusement la différence entre la transformation étudiée et les tests utilisés pour caractériser les réactifs ou les produits.
2. Approche quantitative : l'enseignant mène une discussion avec les élèves en vue de formaliser les observations qu'ils ont faites. Il introduit l'avancement et met en place l'outil (construction du tableau avec les élèves).
3. Vérification expérimentale de la validité d'un modèle proposé de la réaction chimique. En exploitant la même réaction chimique que lors des approches qualitative et quantitative (points 1 et 2) les élèves vont être à même d'exploiter les observations faites, de réaliser des mesures et de mener les calculs permettant de « compléter » le tableau.

L'utilisation d'un tableur peut permettre la simulation de l'évolution des quantités de matière au cours de la transformation et éventuellement le tracé de ces évolutions en fonction de l'avancement pour visualiser l'arrêt de la transformation lors de l'épuisement d'un réactif. Il serait cependant dommage qu'il détourne l'attention des élèves de l'objectif recherché : établir un bilan de matière.

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