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Programme seconde

Programme de physique chimie
Rentrée 2000 : classe de seconde

Les programmes de chimie et de physique de la classe de seconde
Enseignement fondamental - Programme de chimie
Enseignement fondamental - Programme de physique

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Programme seconde

Enseignement fondamental
Programme de physique

I. Exploration de l'espace
(5 TP, 10 heures en classe entière)

Cette partie présente l'Univers qui nous entoure, de l'atome aux galaxies. On apprend à s'y repérer par la mesure de distances, de l'échelle atomique à l'échelle astronomique, et à utiliser la lumière pour obtenir des renseignements sur les astres et la matière contenus dans l'espace.

1. De l'atome aux galaxies

Objectifs

Á partir de la projection d'un film (puissance de 10, exploration de l'Univers…) et des connaissances des élèves, le professeur présente de façon simple l'Univers en introduisant les ordres de grandeurs des distances et des tailles. L'idée est de compléter cette échelle des longueurs au fur et à mesure de cette première partie, voire au cours de l'année.
L'enseignant fait remarquer que les mesures de longueurs à l'échelle humaine sont relativement aisées. Quelques mesures simples faites en classe à l'aide d'un double décimètre permettent d'introduire la notion de précision d'une mesure liée à l'appareil de mesure, et le nombre de chiffres significatifs à conserver.
En revanche, lorsqu'il s'agit de mesurer des distances ou des tailles d'objets à l'échelle astronomique ou microscopique, des techniques particulières doivent être mises en œuvre. Quelques-unes de ces techniques sont présentées soit en travaux pratiques, soit en expérience de cours.
Elles peuvent être choisies dans un large éventail touchant à de nombreux domaines de la physique : optique, électricité, mécanique…Il est souhaitable que plusieurs domaines de la physique soient illustrés dans le choix des travaux pratiques.
L'enseignant « pique » dans l'échelle des longueurs en plusieurs endroits afin d'illustrer la détermination expérimentale d'une longueur d'un ordre de grandeur déterminé. Le défi proposé peut être formulé ainsi :
- comment peut-on arriver à l'ordre de grandeur de la taille d'une molécule ?
- comment peut- on mesurer des longueurs dont l'ordre de grandeur est l'épaisseur d'un cheveu ?
- comment évaluer la distance de l'endroit où l'on se trouve au bâtiment d'en face ?
- comment peut-on mesurer des longueurs dont l'ordre de grandeur est le rayon de la Terre ?


Exemples de questions
et d’activités

Contenus

Connaissances et
savoir-faire exigibles

Comment déterminer l’ordre de grandeur de la taille d’une molécule ?
Expérience de Franklin

Comment déterminer l’ordre de grandeur de l’épaisseur d’un cheveu ?
Utilisation de la diffraction pour construire une courbe d’étalonnage et utilisation de cette courbe.
Utilisation d’un microscope ou d’une loupe.

Comment évaluer la distance et les dimensions d’un immeuble ?
Méthode de la parallaxe.
Technique de la visée.
Utilisation du diamètre apparent.

Comment déterminer la profondeur d’un fond marin ?
Technique du sonar.

Comment mesurer le rayon de la Terre ?
Méthode d’Eratosthène*.

Comment mesurer la distance de la Terre à la Lune ?
Technique de l’écho laser.

Étude de documents textuels ou multimédias* donnant des informations sur les représentations du système solaire et sur les échelles de distances.

1.1 Présentation de l'Univers
L’atome, la Terre, le système solaire, la Galaxie, les autres galaxies.

1.2. Échelle des longueurs
Échelle des distances dans l’univers de l’atome aux galaxies. Unités de longueur.
Taille comparée des différents systèmes.

1.3. L’année de lumière.
Propagation rectiligne de la lumière.
Vitesse de la lumière dans le vide et dans l’air.
Définition et intérêt de l’année de lumière.

Utiliser à bon escient les noms des objets remplissant l’espace aussi bien au niveau microscopique (noyau, atome, molécule, cellule etc…) qu’au niveau cosmique (Terre, Lune, planète, étoile, galaxie). Savoir classer ces objets en fonction de leur taille. Savoir positionner ces objets les uns par rapport aux autres sur une échelle de distances.
Savoir que le remplissage de l’espace par la matière est essentiellement lacunaire, aussi bien au niveau de l’atome qu’à l’échelle cosmique.

Connaître la valeur de la vitesse de la lumière dans le vide (ou dans l’air)  et savoir qu’il s’agit d’une vitesse limite.
Convertir en année de lumière une distance exprimée en mètres et réciproquement.
Expliquer que « voir loin, c’est voir dans le passé ».

Utiliser les puissances de 10 dans l’évaluation des ordres de grandeur, dans les calculs, et dans l’expression des données et des résultats.
Repérer un angle.

Mesurer une petite distance et une grande distance :
- mettre en œuvre une technique de mesure utilisée en TP

- garder un nombre de chiffres significatifs en adéquation avec la précision de la mesure
- exprimer le résultat avec une unité adaptée

Compétence en cours d’acquisition : être capable d’effectuer une recherche documentaire et critique sur un cédérom ou sur internet.

Les activités pouvant mettre en jeu les technologies de l'information et de la communication sont repérées par un astérisque.


Commentaires

Le travail sur cette grandeur fondamentale de la physique, la longueur, doit permettre à l'élève de faire une transition relativement aisée du collège au lycée. En effet, peu de notions nouvelles sont introduites. Ceci permet de travailler davantage en début d'année sur la méthodologie. Ainsi, l'accent est mis sur diverses compétences liées à la langue française, à l'outil mathématique et à l'expérimentation. Le travail autour de l'expérience de cours ou de travaux pratiques est essentiel afin que l'élève, comme il l'a fait au collège, continue d'apprendre à observer, à décrire, à schématiser, à analyser, à rédiger, à utiliser un vocabulaire scientifique, à argumenter…
Les compétences développées ici sont bien évidemment mises en jeu tout au long de l'année, mais c'est au cours de cette partie du programme que l'enseignant pourra cerner les difficultés de ses élèves et introduire, dès le début de l'année, quelques outils méthodologiques dans sa classe.

Il faut souligner que les activités expérimentales proposées pour la détermination des longueurs dans cette première partie font référence à des démarches historiques (Eratosthène, Franklin) ou à des techniques utilisées actuellement. Dans le cas de l'expérience d'Eratosthène, on remarque que la détermination du rayon de la Terre repose sur l'hypothèse de sa sphéricité qui, 250 ans avant notre ère, n'allait pas de soi et demandait à être justifiée.
L'utilisation de la diffraction ne doit pas conduire à un développement théorique. On constate qu'un obstacle de faible dimension provoque la diffraction de la lumière et on utilise ce phénomène pour déterminer des petites longueurs.

Il est bon d'avoir à l'esprit qu'à toutes les échelles, le remplissage de l'espace par la matière est lacunaire et discontinu.
Pour une meilleure compréhension des dimensions relatives du noyau et du nuage électronique de l'atome, on peut donner dans le cadre du cours de physique ou de chimie un exemple transposé à l'échelle humaine (si le cortège électronique avait la taille du Stade de France, le noyau de l'atome aurait approximativement la taille d'une tête d'épingle placée au centre). Le rapport entre la taille du Soleil et la taille du système solaire est du même ordre de grandeur.
Les connaissances à introduire concernant la structure de l'Univers doivent rester modestes.

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2. Messages de la lumière

Objectifs

*On montre dans cette partie que l'analyse de la lumière (direction, spectre) permet d'obtenir des renseignements sur la matière d'où elle est issue et qu'elle traverse. Cette technique est illustrée par quelques applications astrophysiques.

L'étude de la réfraction est dans un premier temps réalisée avec un filtre de couleur donnée. L'indice du milieu transparent est introduit.
Une approche historique permet d'introduire la notion de radiation monochromatique. En observant la décomposition de la lumière blanche à travers un prisme, Newton tire la conclusion que les couleurs obtenues sont présentes dans la lumière blanche, et que le prisme a pour effet de les séparer. L'indice du milieu transparent constituant le prisme n'est donc pas le même suivant la couleur de la lumière.
Il montre ensuite que les couleurs du spectre ne peuvent se décomposer en de nouvelles couleurs : si l'on envoie de la lumière rouge (émise par un laser par exemple) sur un prisme, on retrouve la même couleur rouge après la traversée du prisme. Cette couleur est appelée radiation monochromatique.
L'étude de nombreux spectres limitée au domaine du visible permet de formuler les deux lois suivantes :
· -un corps chaud émet un rayonnement continu. Ce rayonnement s'enrichit vers le violet lorsque la température du corps augmente.
· -dans certaines conditions expérimentales (faible pression), un corps ne peut émettre que les radiations qu'il est capable d'absorber.
Une entité chimique est ainsi caractérisée par un spectre, qui constitue en quelque sorte la signature de cette entité.
L'analyse spectrale donne des renseignements sur la température et la composition chimique d'astres inaccessibles à l'expérimentation directe par comparaison avec les spectres d'atomes ou d'ions mesurés au laboratoire.


Exemples de questions
et d’activités

Contenus

Connaissances
et savoir-faire exigibles

Comment un prisme permet-il d’obtenir un spectre ?

Décomposition de la lumière blanche par un prisme
Étude expérimentale des lois de la réfraction en lumière monochromatique, puis en lumière blanche.

Comment le spectre d’une étoile nous renseigne-t-il sur sa température ?
Réalisation du spectre continu d’une lampe à incandescence (avec prisme ou réseau) :
Observation de la variation de la couleur et du spectre de la lampe en fonction de sa température.

Comment déterminer la nature de la matière qui entoure une étoile ?
Réalisation des spectres de raies et de bandes : émission et absorption.
Étude expérimentale des couleurs de flamme.

2.1. Un système dispersif, le prisme.
Caractérisation d’une radiation.
Lois de Descartes sur la réfraction pour une radiation (l’un des milieux étant l’air).
Dispersion de la lumière blanche par un prisme. Variation de l’indice d’un milieu transparent selon la radiation qui le traverse; interprétation qualitative de la dispersion de la lumière par un prisme.

2.2. Les spectres d’émission et d’absorption.
2.2.1.Spectres d’émission
Spectres continus d’origine thermique.
Spectres de raies.

2.2.2.Spectres d’absorption
Bandes d’absorption de solutions colorés.
Raies d’absorption caractéristiques d’un atome ou d’un ion.

2.3. Application à l’astrophysique

Savoir que la longueur d’onde, qui s’exprime en mètres et sous-multiples, caractérise dans l’air et dans le vide une radiation monochromatique.
Connaître et appliquer les lois de Descartes sur la réfraction.
Utiliser un prisme pour décomposer la lumière blanche.
Etudier expérimentalement la loi de Descartes sur la réfraction :
- Utiliser un dispositif permettant d’étudier les lois de la réfraction.
- Repérer un angle entre un rayon lumineux et une référence.
- Mesurer un angle

Savoir qu’un corps chaud émet un rayonnement continu qui s’enrichit vers le violet quand la température de ce corps augmente.
Savoir distinguer un spectre d’émission et un spectre d’absorption.
Savoir repérer, par sa longueur d’onde dans un spectre d’émission ou d’absorption, une radiation caractéristique d’une entité chimique.
Savoir qu’un atome ou un ion ne peut absorber que les radiations qu’il est capable d’émettre.
Utiliser un système dispersif pour visualiser des spectres d’émission et comparer ces spectres à celui de la lumière blanche.
Utiliser un système dispersif pour visualiser des spectres d’absorption et comparer ces spectres à celui de la lumière blanche.

Savoir que l’étude des spectres permet de connaître la composition de l’enveloppe externe des étoiles.

Les activités pouvant mettre en jeu les technologies de l'information et de la communication sont repérées par un astérisque.


Commentaires

La physique de cette partie n'utilise que le modèle de l'optique géométrique pour la loi de la réfraction de Descartes. Aucun modèle ne sera présenté concernant l'optique physique.
Cette partie du programme permet d'enrichir la notion d'entité chimique qui sera introduite dans le cours de chimie.
Il n'est pas utile de développer l'étude des phénomènes de réflexion et de réflexion totale pour introduire les notions indispensables à la compréhension des phénomènes.
On convient d'attacher un nombre servant de référence à cette radiation monochromatique dans l'air ou dans le vide. Ce nombre, dont on ne cherchera pas à donner la signification physique, est appelé longueur d'onde, noté
l et s'exprime en mètres (ou sous-multiples). Le parti pris est de pouvoir utiliser directement des documents provenant de sources variées (Internet, livres d'astrophysique…) dans lesquels les radiations sont repérées par leur longueur d'onde dans le vide, et non par leur fréquence.
On peut mentionner l'existence de rayonnement invisible à l'œil, ultraviolet ou infrarouge.

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II. L'Univers en mouvements et le temps
(4 TP, 8 heures en classe entière)

Le mouvement des planètes est interprété par l'existence des forces d'interaction gravitationnelle. Ces mouvements ont permis à l'Homme de se repérer dans le temps. Par la suite, la fabrication d'horloges, mécaniques ou électriques, ont permis un repérage beaucoup plus précis.

1. Mouvements et forces

Objectifs


Cette partie est structurée autour de 3 notions qui s'articulent dans une progression logique :
- la relativité de tout mouvement : le mouvement d'un objet n'a de sens que par rapport à un autre objet pris comme corps de référence,
- le principe d'inertie,
- l'utilisation heuristique du principe d'inertie pour la mise en évidence de forces, et en particulier de la gravitation universelle.
La relativité du mouvement s'établit simplement par l'analyse de divers exemples où le mouvement d'un objet est décrit par deux observateurs en mouvement l'un par rapport à l'autre.
On montre ensuite sur des exemples concrets que l'exercice d'une force est susceptible de modifier le mouvement d'un corps, et l'on détaille les deux effets possibles : modification de la vitesse, modification de la trajectoire.
Après avoir remarqué que l'absence de force ne signifie pas nécessairement absence de mouvement, on pose le principe d'inertie comme principe général.

Dans un deuxième temps, on se place dans un référentiel géocentrique pour étudier le mouvement de projectiles sur Terre (chute des corps) et le mouvement de la Lune. L'utilisation heuristique du principe d'inertie indique que, si un objet ne suit pas un mouvement rectiligne uniforme, il est soumis à une force. Cette force résulte de l'interaction gravitationnelle qui, à la surface de la Terre, s'identifie pratiquement au poids. L'enjeu de la démarche est important : un principe de physique est toujours posé comme généralisation vraisemblable de cas particuliers. Mais une fois posé, l'utilisation du principe dans des situations nouvelles permet de découvrir et d'interpréter des phénomènes, ici, l'existence de forces. On restituera cette démarche dans son contexte historique.
L'étude de l'influence de la vitesse initiale sur la trajectoire d'un objet permet de comprendre qualitativement comment l'on passe d'une trajectoire de type projectile retombant à la surface de la Terre à une trajectoire de type satellite. L'objectif est ici de comprendre l'universalité de l'interaction gravitationnelle, qui rend compte ainsi des mouvements à l'échelle cosmique comme des phénomènes de pesanteur.


Exemples d'activités Contenus Connaissances et
savoir-faire exigibles
La trajectoire d'un corps qui tombe est-elle la même pour tous les observateurs  ?
Analyse d'un mouvement par rapport à différents corps de référence* (étude à partir d'images vidéo, chronophotographie).

Expériences montrant l'influence d'une force sur le mouvement d'un corps (action d'un aimant sur une bille qui roule, modification de la trajectoire d'une balle lorsqu'on la touche, forces entre corps électrisés..).

Peut-il y avoir mouvement sans force dans un référentiel terrestre ?

Étude d'exemples de la vie courante provenant de films ou de bandes dessinées illustrant le principe d'inertie.

Pourquoi la Lune « ne tombe-t-elle pas » sur la Terre ?
Influence de la vitesse initiale sur la chute d'un corps* (simulation, étude à partir d'images vidéo..).

Observation du mouvement circulaire uniforme d'un corps soumis à une force centrale.

1.1. Relativité du mouvement

1.2. Principes d'inertie

1.2.a. Effets d'une force sur le mouvement d'un corps. Rôle de la masse du corps.

1.2.b. Enoncé du principe d'inertie pour un observateur terrestre : « tout corps persévère en son état de repos ou de mouvement rectiligne uniforme si les forces qui s'exercent sur lui se compensent ».

1.3 La gravitation universelle.

1.3.a. L'interaction gravitationnelle entre deux corps.

1.3.b.La pesanteur résulte de l'attraction terrestre.
Comparaison du poids d'un même corps sur la Terre et sur la Lune.

1.3.c Trajectoire d'un projectile.
Interprétation du mouvement de la Lune (ou d'un satellite) par extrapolation du mouvement d'un projectile.

Décrire le mouvement d'un point dans deux référentiels différents.

Savoir qu'une force s'exerçant sur un corps modifie la valeur de sa vitesse et/ou la direction de son mouvement, et que cette modification dépend de la masse du corps.

Enoncer le principe d'inertie.
Savoir qu'il est équivalent de dire : « un corps est soumis à des forces qui se compensent » et « un corps n'est soumis à aucune force ».

Utiliser le principe d'inertie pour interpréter en terme de force la chute des corps sur Terre.
Calculer la force d'attraction gravitationnelle qui s'exerce entre deux corps à répartition sphérique de masse, et représenter cette force.
Cas du poids en différents points de la surface de la Terre.

Prévoir qualitativement comment est modifié le mouvement d'un projectile lorsqu'on modifie la direction du lancement ou la valeur de la vitesse initiale.

Les activités pouvant mettre en jeu les technologies de l'information et de la communication sont repérées par un astérisque.


Commentaires

L'analyse de la relativité de tout mouvement fait apparaître la nécessité de préciser, à chaque fois que l'on étudie le mouvement d'un objet, le choix du corps de référence, appelé référentiel.. Mais il est inutile d'attacher un repère à ce référentiel. Dans la mesure où, poursuivant la démarche historique, on cherche à expliciter dans cette partie le caractère universel de la gravitation, deux types de corps de référence sont nécessaires :
- le référentiel terrestre qui permet l'étude de mouvements de courtes durées, réalisés sur Terre. Ce référentiel peut être assimilé à la salle de classe par exemple.
- le référentiel géocentrique qui permet l'étude du mouvement de la Lune autour de la Terre (ainsi que celui des satellites artificiels). Ce référentiel est défini comme étant le globe terrestre privé de son mouvement de rotation autour de lui-même.
On affirme que le principe d'inertie est vérifié dans ces deux référentiels dans le cadre des mouvements décrits ci-dessus.
Tous les exemples de la vie courante montrés aux élèves devront présenter soit des corps de petites dimensions, soit des corps évoluant en translation.
On ne considère que le mouvement de translation de la Lune.
La notion de centre d'inertie et la possibilité de mouvements de rotation ne sont pas introduits.
L'énoncé du principe d'inertie proposé, très proche de la version historique, permet de s'affranchir de la définition d'un référentiel galiléen et de la notion de centre d'inertie.
Dans le cas de deux corps à répartition sphérique de masse, l'intensité de l'interaction gravitationnelle a pour expression F = G.m.m'/d2, dans laquelle G est la constante de gravitation et d la distance entre les centres de ces corps. Cette force s'applique aux centres de chacun des corps. L'introduction de la force gravitationnelle pose le problème de l'action et de la réaction, ou mieux, de l'action réciproque. L'étude détaillée de ce point sera faite en première S.
En suivant l'évolution d'un projectile dans un référentiel terrestre par projection suivant la direction de la force et suivant la direction perpendiculaire, on constate :
- que la vitesse n'est pas modifiée dans la direction perpendiculaire (ce qui est conforme au principe d'inertie)
- que la vitesse est modifiée dans la direction de la force.
Ce résultat peut être extrapolé au cas d'un satellite en mouvement circulaire uniforme autour de la Terre : la force d'attraction gravitationnelle, radiale, ramène continuellement vers le centre la direction de son mouvement tandis qu'elle ne modifie pas la valeur de la vitesse, puisqu'elle est toujours perpendiculaire à la direction de celle-ci.
Cela peut être facilement montré sur des enregistrements vidéo. Des logiciels de simulations peuvent montrer que le mouvement d'un projectile dans un référentiel terrestre ou celui d'un satellite dans un référentiel géocentrique dépendent de leur vitesse de lancement.
On pourra observer que, sous l'effet de la seule gravité (c'est-à-dire lorsque les frottements sont négligeables), le mouvement des corps est indépendant de leur masse (chute libre, mouvement des objets dans un satellite artificiel). L'enjeu théorique de cette constatation (identité entre la masse inerte et la masse pesante) ne peut être à l'évidence évoqué qu'en terminale S.

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2. Le temps

Objectifs

L'homme a toujours recherché à se repérer dans le temps. Les phénomènes astronomiques lui ont permis un premier repérage. Puis l'élaboration de dispositifs ingénieux et performants lui a permis d'accéder à des mesures de durée de plus en plus précises.


Exemples d'activités Contenus Connaissances et
savoir-faire exigibles
Sur quel principe repose la construction d'un calendrier ?

Comment peut-on mesurer une durée ?
Construction et étude d'un pendule simple*.
Utilisation d'un oscilloscope ou d'un ordinateur interfacé pour la mesure d'une durée*.
Étude d'une clepsydre.
Production et/ou étude d'un signal d'horloge.

Comment une horloge fonctionne-t-elle ?
Étude du signal quartz d'un réveil*.
Étude d'une horloge avec dispositif à échappement.

Étude de documents textuels et multimédias sur l'histoire de la mesure du temps : cadran solaire, gnomon, clepsydre, sablier…

Utilisation d'un phénomène périodique.
2.1 Phénomènes astronomiques :
l'alternance des jours et des nuits, des phases de la lune, des saisons permettent de régler le rythme de la vie (jour, heure, mois, année).

2.2 Dispositifs construits par l'Homme.

Passer des années aux mois, aux jours, aux heures, aux secondes et réciproquement.
Connaître les définitions de la période et de la fréquence d'un phénomène périodique.
Savoir calculer la fréquence d'un phénomène à partir de sa période et réciproquement, et exprimer ces calculs avec les unités convenables.

Nommer et reconnaître quelques dispositifs mécaniques ou électriques permettant la mesure d'une durée : cadran solaire, clepsydre, horloge à balancier…

Mesurer une durée :
- mettre en œuvre une technique de mesure utilisée en TP
- garder un nombre de chiffres significatifs en adéquation avec la précision de la mesure
- exprimer le résultat avec une unité adaptée

Les activités pouvant mettre en jeu les technologies de l'information et de la communication sont repérées par un astérisque.


Commentaires

On insiste sur le fait que la détermination d'un étalon de durée nécessite la recherche d'un phénomène périodique.
L'enseignant peut s'appuyer sur des travaux de recherches documentaires effectués avec les élèves. Aborder les difficultés rencontrées par les hommes au cours de l'Histoire pour inventer des dispositifs de mesure du temps peut illustrer l'aventure humaine que constitue l'élaboration des Sciences et des Techniques.
Concernant les exemples d'horloges, on se limite à des descriptions sommaires et variées d'horloges mécaniques, électriques ou à quartz en montrant à chaque fois la présence d'un oscillateur sans toutefois entrer dans le détail de fonctionnement de ce dernier.
Peu de nouvelles notions sont introduites dans cette partie. Il est souhaitable de réinvestir les notions étudiées dans les parties précédentes en faisant intervenir temps, distances, mouvements et forces.

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III. L'air qui nous entoure
(3 TP, 6 heures en classe entière)

Objectifs

Pour illustrer l'existence de plusieurs niveaux d'appréhension du monde naturel, le macroscopique et le microscopique, on étudie le comportement d'un fluide gazeux : l'air qui nous entoure.
On y apprend comment on peut modéliser le comportement de cette matière gazeuse dont la nature microscopique n'est pas aisément perceptible ; on met d'abord en évidence l'agitation moléculaire puis, comme il est impossible de connaître le mouvement précis des molécules, on introduit les grandeurs macroscopiques qui vont permettre de rendre compte de l'état d'un gaz. Les instruments de mesures qui permettent d'évaluer ces grandeurs sont introduits au cours des activités expérimentales.
La description de phénomènes physiques liés à l'état thermique d'un corps, dans l'intention de montrer le principe du repérage d'une température, permet d'introduire sans dogmatisme la notion de température absolue : c'est l'état thermique d'une quantité donnée de gaz à faible pression qui permet de définir l'échelle Kelvin.
L'équation d'état du modèle du gaz parfait vient finaliser cette partie.


Exemples d'activités Contenus Connaissances et
savoir-faire exigibles
Comment expliquer que deux gaz finissent toujours par se mélanger ?

Observation du mouvement brownien.

De quels paramètres la pression d'un gaz dépend-elle ?

Mise en œuvre de situations expérimentales simples permettant l'identification et la mesure des grandeurs macroscopiques décrivant l'état d'un gaz : mise en évidence de l'influence des paramètres V, n, T sur la pression d'un gaz*.

Quels phénomènes peuvent fournir des renseignements objectifs sur l'état thermique d'un corps ?
Mise en œuvre de situations expérimentales permettant de montrer des phénomènes physiques dépendant de l'état thermique d'un corps.

Utilisation de logiciels de simulation montrant l'agitation moléculaire*.

Étude quantitative du comportement d'une quantité donnée de gaz à température constante* : loi de Mariotte.

Comment interpréter les observations suivantes :
- pourquoi un ballon de foot devient-il plus dur quand on le gonfle ?,
- pourquoi la soupape d'une cocotte-minute se met-elle à tourner  ?
- que se passe-t-il dans l'expérience du jet d'eau ?…

1. Du macroscopique au microscopique
1.1 Description d'un gaz à l'échelle microscopique.

1.2 Nécessité de décrire l'état gazeux par des grandeurs physiques macroscopiques
1.2.1 Notion de pression
- force pressante exercée sur une surface, perpendiculairement à cette surface.
- définition de la pression exercée sur une paroi par la relation P=F/S.
- instrument de mesure de la pression : le manomètre.
- unités de pression.
- mise en évidence et origine de la pression dans un gaz ; interprétation microscopique.
1.2.2. Notion d'état thermique.
De nombreux phénomènes physiques peuvent renseigner sur l'état thermique d'un corps comme : la dilatation des liquides, la dilatation des gaz, la variation de la résistance électrique, l'émission de rayonnement (cf. Messages de la lumière)…
La mesure d'une température implique l'équilibre thermique de deux corps en contact.

2. Lien entre agitation thermique et température : équation d'état des gaz parfaits

- l'agitation des molécules constituant un gaz à faible pression caractérise son état thermique et peut être utilisée pour définir sa température.
- tous les gaz permettent de définir la même échelle de température, dite échelle Kelvin.
- l'absence d'agitation thermique correspond au zéro absolu.
- unité de température absolue : le Kelvin.
- la température
q en degré Celsius est déduite de la température absolue T.

Savoir que la matière est constituée de molécules en mouvement.

Savoir que l'état d'un gaz peut être décrit par des grandeurs macroscopiques comme :
· sa température
· son volume
· la quantité de matière du gaz
· sa pression

Utiliser la relation P=F/S. Connaître l'unité légale de pression.

Savoir interpréter la force pressante sur une paroi par un modèle microscopique de la matière.

Donner quelques exemples de propriétés physiques qui dépendent de l'état thermique d'un corps.
Savoir mesurer une pression et une température :
- utiliser un manomètre adapté à la mesure*
- utiliser un thermomètre adapté à la mesure*
- garder un nombre de chiffres significatifs en adéquation avec la précision de la mesure
- exprimer le résultat avec une unité correcte.

Savoir que, à une pression donnée et dans un état thermique donné, un nombre donné de molécules occupe un volume indépendant de la nature du gaz.

Savoir que l'équation d'état PV = nRT définit le modèle de comportement du gaz « parfait ».

Savoir utiliser la relation :
q (°C) = T(K) - 273,15
et T(K) = 
q(°C) + 273,15

Savoir que dans les conditions habituelles de température et de pression l'air de la salle de classe peut être assimilé à un gaz parfait.

Savoir utiliser la relation PV = nRT

Les activités pouvant mettre en jeu les technologies de l'information et de la communication sont repérées par un astérisque.


Commentaires

Les logiciels de simulation sont d'une aide précieuse pour permettre aux élèves de se construire une représentation du modèle microscopique. On peut signaler que la vitesse moyenne d'une molécule de dioxygène ou de diazote de la salle de classe est d'environ 500 m/s. Si l'enseignant souhaite faire observer le mouvement brownien (dans un gaz ou dans un liquide), l'idée que cette vitesse moyenne diminue lorsque la masse augmente peut être évoquée. En effet, les particules de poussières qui sont « géantes » et très lourdes comparées aux molécules de l'air se déplacent beaucoup moins vite. C'est ce qui permet l'observation du mouvement brownien dans le champ d'un microscope.
Dans un souci de familiarisation avec le matériel, on confronte tout d'abord l'élève à des situations expérimentales où sont mises en œuvre des mesures de volume, de température et de pression.
Le professeur choisit des situations où l'identification et, éventuellement, la mesure des grandeurs qui évoluent au cours de l'expérience peut se faire sans équivoque ; il s'agit de sensibiliser les élèves à l'interdépendance des quatre variables d'état.
On doit signaler que le calcul de la quantité de matière contenue dans un mélange gazeux (tel que l'air) n'est possible que si on en connaît l'exacte composition.
La description expérimentale de phénomènes physiques dépendant de l'état thermique d'un corps doit rester simple et ne déboucher sur aucun formalisme. On explique à cette occasion pourquoi les sensations thermiques humaines ne sont pas fiables pour mesurer une température.
Il est important de faire comprendre aux élèves que l'échelle de température absolue est actuellement l'échelle de référence dont sont déduites d'autres échelles d'utilisation courante souvent bien plus commodes.
On signale, à l'attention du professeur, que depuis 1968, l'échelle Celsius est définie internationalement à partir de l'échelle de température absolue (ou thermodynamique) par la relation
q (°C) = T(K) - 273,15 ; le degré Celsius est donc égal au Kelvin et les deux échelles ne diffèrent l'une de l'autre que par une simple translation. Il découle de sa « nouvelle » définition que l'échelle Celsius n'est pas a priori une échelle centésimale et, du reste, elle ne l'est pas exactement (à l'échelle d'une précision du centième de degré).

La dernière partie, dont le contenu se résume à l'équation d'état des gaz parfaits, est entièrement enseignée à travers des activités expérimentales comme :
- des expériences quantitatives dont l'enjeu est de comparer le comportement d'un gaz du laboratoire avec le modèle du gaz dit « parfait ».
- des « situations-problème » empruntées à la vie courante ou montrant des expériences de laboratoire, dont l'enjeu est l'exercice de la démarche scientifique. Les élèves doivent utiliser les outils de résolution comme le modèle du gaz parfait et l'origine de la force pressante pour parvenir à interpréter les situations observées.



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M I C R O M É G A - H A T I E R